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L'heure de vacances a sonné, mais par partout. A l'Ecole de la deuxième chance de Roubaix, on continuera cet été à pousser en avant la motivation des jeunes adultes qui, grâce à elle, depuis maintenant un an, acquièrent savoirs de base et règles de savoir être.
Hier, tous ceux qui ont contribué à créer cette E2C de Lille métropole ont tenu à marquer le coup. La chambre de commerce en priorité mais aussi les partenaires locaux et surtout les entreprises, indispensables à la réussite de l'idée, initiée en 1995 par Edith CRESSON. "Elles nous disent : "Envoyez-nous des jeunes motivés, on fera le reste"", résume Frédéric LAMBIN, le président de l'E2C.
La motivation, c'est généralement tout ce qu'ont les stagiaires qui intègrent l'E2C. Sortis du système éducatif sans diplôme, ils ont généralement de grosses lacunes à rattraper et aussi à intégrer des bases de savoir être, en société comme en entreprise.
Ce sont souvent des accidents de parcours qui les font retomber et qui nécessitent de la part des onze permanents de l'école une grande énergie pour les remettre sur la bonne voie.
On est évidemment très loin de cadres scolaires. "Leurs parcours sont très individualisés", insiste Michèle MATHE, la directrice de l'école. Un accompagnement qui va bien au delà du passage de ces jeunes adultes dans les murs de l'E2C : ils sont suivis pendant deux ans.
La prochaine étape de l'Ecole de la deuxième chance de Roubaix, avant même de penser à élever un peu plus le nombre de personnes accueillies, sera la certification. "Le réseau européen des E2C va venir voir comment on travaille". Au vu des premiers résultats, ça semble déjà être tout bon. Autre enjeu, l'essaimage de l'école, car aujourd'hui, les effectifs son majoritairement envoyés par la Mission locale de Roubaix. Comme les jeunes des autres communes ont du mal à se déplacer, il est envisagé de créer des antennes à Lille-Sud ou à Fives.
L'école de la deuxième chance Lille Métropole a été créée en juin 2007 afin de "favoriser l'insertion professionnelle et sociale durable d'une partie des jeunes sortis du système éducatif sans qualification et sans emploi".
Source : La Voix du Nord - 3 juillet 2008
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