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Trois quartiers lillois, Fives, Moulin et Wazemmes, sont concernés pour un copût de 70 millions d'euros.
Rénover de l'ancien en amélioratn l'environnement et en diminuant les charges : le 12 novembre 2007, la ville de Lille a voté le volet "habitat ancien" de son grand projet de rénovation urbaine (GPRU). Trois quartiers populaires lillois sont concernés : Fives, Moulins et Wazemmes. Y seront réhabilités 1 000 logements dans une première phase. Les travaux ont commencé en février 2008.
Coût de l'opération : 70 millions d'euros. "Le financement sera assuré parles collectivités locales de programmation d'amélioration de l'habitat (OPAH), nous avons pu aussi mobiliser des crédits de l'agence nationale (ANAH)", explique Philippe TOSTAIN (Verts), conseiller municipal énergie à la mairie de Lille.
La nécessité de performances énergétiques a conditionné les crédits de l'ANAH : la consommation d'énergie a diminué de 40%.
Par ailleurs, 10% des habitations satisferont la norme BBC (Bâtiment à basse consommation), soit 50 kW/m²/an. "Un logement ancien consomme normalement six fois plus, souligne M. TOSTAIN. Nos priorités sont l'isolation, la ventilation et le solaire."
Mais la ville de Lille ne veut pas s'arrêter là. "Un deuxième volet étendra la démarche à une sortie d'insalubrité, poursuit M. TOSTAIN. Des discussions sont en cours avec l'Etat pour le déplafonnement des aider. Car il s'agit, d'abord, de logement social. "On suit la logique du Grenelle de l'environnement : les crédits de l'Etat doivent être orientés en priorité pour l'économie d'énergie et l'économie financière résultante".
La municipalité souhaite généraliser l'opération dans tous les quartiers. Dans le programme électoral de Martine AUBRY, conventionné entre les Verts et le PS avant les municipales, figure un projet de Maison de l'habitat durable à Wazemmes. Il s'agirait d'une centre d'information sur l'habitat. A la clé : une prime à l'isolation, aux équipements solaires, à l'énergie renouvelable. "Car mieux consommer, c'est consommer renouvelable", rappelle M? TOSTAIN.
A Lomme, commune associée, on s'active aussi. Une des priorités de la municipalité est l'énergie solaire. Dix-huit maisons ouvrières ont été toilettées rue Gustave Delory, dans le quartier modeste du Marias, dont quinze avec l'installation de panneaux solaires thermiques 4m². "Les trois autres bénéficient de chadières à haute condensation, car leurs toits ne pouvaient recevoir les panneaux", précise Vincent DHELIN, adjoint au développement durable et à l'énergie.
"C'était une démarche originale de convaincre le bailleur. Souvent, celui-ci est tenté de croire que l'isolation suffit. En fait, chez moi par exemple, le panneau solaire n'était pas plus cher que le double vitrage de ma salle de bains."La rénovation des 18 maisons a coûté 60 000 euros par bâtisse. Les 15 panneaux ont pu être négociés 4 000 euros pièce en raison de la commande de groupe ; la ville offre 400 euros de prime par maison.
Lomme a mené l'opération avec Partenord Habitat, une agence du département qui gère tous les logements du centre-ville, et a décidé de se lancer dans l'Agenda 21. "Notre bailleur a eu le courage d'aller jusq'au bout d'une démarche écologique", conclut M. DHELIN.
Source : Le Monde - 3 avril 2008
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