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Le « sol » veut mettre en musique un autre rapport à l’argent.
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Le « sol » veut mettre en musique un autre rapport à l’argent. | Le « sol » veut mettre en musique un autre rapport à l’argent. |
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Depuis mars est expérimentée dans une dizaine de magasins de Lille une monnaie alternative, le sol. Pour une autre consommation, plus équitable et réfléchie.
Depuis mars, lorsque vous vous rendez dans la boutique de commerce équitable d’Ann-Gisel GLASS à Lille, ou chez Artisans du Monde, Saveurs et Saisons à Villeneuve d’Ascq ou encore au restaurant d’insertion du quartier lillois de Moulins, le Bec à Plumes, vous payez en euros, mais on vous remet une carte à puce d’un nouveau genre. Celle-ci est créditée avec une nouvelle monnaie, le sol (dix sols pour un euro), qui permet de réaliser d’autres achats dans les boutiques partenaires. Une carte de fidélité en quelque sorte, interentreprises, qui a pour objectif de favoriser le commerce équitable et la consommation réfléchie. Parallèlement, au centre social Mosaïque de Fives, toute personne qui offre bénévolement de son temps pour une association ou un service de proximité se voit créditée d’une carte sol, qui lui permet de rejoindre le réseau des boutiques solidaires. « Le projet sol ne remplace pas l’euro, explique Luc BELVAL, consultant chez E2I, cabinet conseil coopératif, qui a en charge la coordination du projet. Il s’agit d’inventer et expérimenter une monnaie complémentaire à buts social et écologique. » L’idée remonte aux années 1997-1998, mais c’est en 2004, grâce au soutien du programme d’initiative européenne EQUAL, que le projet peut être mis en marche. « Implicitement, il y a une critique du système monétaire classique qui est déséquilibré, reconnaît Luc BELVAL. C’est toute l’utopie du sol qui a pu démarrer avec le soutien du Crédit coopératif (la banque qui abrite le compte sol), du groupe Chèque déjeuner (qui a mis en place la logistique des cartes à puce), la MACIF , la MAIF , la ville de Lille et la Région. « Pour l’instant, seulement deux cents cartes circulent, une dizaine de boutiques participent. Nous voulons élargir le réseau, sortir du simple cercle militant, trouver des magasins grands publics partenaires ». C’est le prix à payer pour que le sol résonne encore longtemps. Source: La Voix du Nord – 21 novembre 2007 |


