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Quand les entreprises recyclent les bonnes pratiques. Version imprimable Suggérer par mail
Achats responsables, haute qualité environnementale, valorisation énergétique, éthique sociale… Qui aujourd’hui ne fait pas de développement durable dans son entreprise ?

C’est Schneider Electric qui signe un contrat de performance énergétique avec les Hypermarchés Carrefour. C’est La Poste qui acquiert des voitures électriques dernière génération pour économiser dix tonnes de CO2 par an. C’est même la Caisse d’Epargne qui crée un programme de marketing responsable, intégrant les valeurs du développement durable dans ses placements financiers.

De l’industrie aux services, il n’est plus une entreprise qui n’ait intégré la démarche de développement durable dans son discours.

Comme si la prise de conscience environnementale, économique et sociale, les trois « piliers » du développement durable, était devenue la norme.

« Le développement durable est un enjeu économique parfaitement intégré dans la stratégie des entreprises. Les clients l’exigent dorénavant », estime Jean-Marie BOUCHER, fondateur de ConsoGlobe, portail Internet spécialisé dans l’échange et la vente de produits éthiques et responsables.

La quatrième Journée Annuelle développement durable et entreprises (JADDE 2007) qui s’est tenue ce jeudi à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille fut ainsi le carrefour de tous les outils et méthodes cultivés dans le domaine de développement durable dans la région.

A l’exemple de Sineo, l’entreprise lilloise de nettoyage automobile sans eau, qui travaille aussi dans le domaine de l’insertion sociale. Avec une vraie réussite économique puisqu’en quatre ans d’existence, elle a déjà essaimé son concept partout en France.

Ou comme Pocheco, à Forest sur Marque, incontournable sur le marché de l’enveloppe écologique et de la mise sous pli automatique.

Mais le développement durable, ce n’est pas seulement la prise de conscience écologique, c’est aussi la responsabilité sociale. Comme chez Cleaning, société de nettoyage industriel à Loos, pour qui la notion de diversité dans le recrutement lui a valu le prix régional de l’Action citoyenne.

Mais cette prise de conscience a aussi un coût, que ne cache pas Geneviève FERONE, directrice du développement durable chez Eiffage, le géant du BTP : « Tout le monde veut faire du développement durable dans la construction. Mais entre le coût pour la collectivité et l’enjeu environnemental, le client donneur d’ordre est vite partagé ». N’est-ce pas le prix à payer pour aller au delà de la bonne conscience ?

Source: La Voix du Nord-16 Novembre 2007