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Olivier DESURMONT a changé sa vie en lavant des autos ... sans eau ! Version imprimable Suggérer par mail

Un jour peut-être, lui viendra-t-il l'idée de marcher sur l'eau. Mais pour l'heure, il nadmet plus cette habitude de consommer le précieux liquide pour astiquer son automobile.

Titulaire d'un master en logistique et gestion de projets, soit six années après le bac, jeune cadre "aérodynamique" chez Suez à paris en 2003, il abandonna le costume-cravate pour adopter le bleu de chauffe. Question de goût.
"Très vite, je me suis aperçu que je n'étais pas dans mon élément. Dès l'âge de 18-19 ans, j'ai voulu créer mon entreprise. Je cherchais la bonne idée. En 2003, la canicule aidant  et les arrêtés préfectoraux tombant comme à gravelotte, j'ai découvert les nettoyages de voiture sans eau. Il y avait quelque chose à creuser."
Août 2004 : il apprend le métier jusqu'en mai 2005. Après avoir testé l'ingéniosité et la fiabilité du concept, il fait le tour des concessionnaires et des entreprises. "Je viviais avec 300 € par mois ; en guise de perspective, le lisais des inquiétudes dans les yeux des autres ..."
A Lille, il achète une vieille station service, rue du Faubourg de Roubaix. En guise d'ouverture, il joue l'homme-orchestre. "J'étais seul, j'accueillais les clients et je lavais les autos."
De 150 litres d'eau utilisés pour redonner un teint de jeune fille à une vieille guimbarde, il ramène le tout ... à deux litres ! O. DESURMONT se vante d'avoir économisé la bagatelle de trente millions de litres (30 000 m²) depuis le départ de son lucratif commerce...
Sa géniale invention est vouée au succès. Trois ans plus tard, le coivi à la tête de dix-sept, ou peut être dix-huit il ne sait plus trop bien, centres de lavage en France... et de 200 salariés. Le succès ne lui est pas monté à la tête ; l'homme est resté le même. Avec des convictions simples, humanistes.
"J'ai développé mon entreprise sur des critères qui me tenaient à coeur. Si je ne suis pas un écolo convaincu, l'environnement m'intéressait. J'ai décidé de remplacer le capital eau... par l'homme, la machine par l'homme."
Chez Sineo, la dimension sociale n'est donc pas un vain mot. Dans ses stations, O. DESURMONT recrute en priorité des chômeurs longue durée, des handicapés, des Rmistes, des jeunes en difficulté, le panel "mauvais genre", pourrait-on dire, pour une entreprise "bien-sou-tous-rapports".
"Dans chaque centre, il y a 80% de salariés de ce type, sous la responsabilité d'un encadrant social. On peut faire du business et le faire proprement, se justifie-t-il. Je veut être fier de ce que je fais".
Pour quelques égarés de la vie et du travail, Sineo est l'alternative professionnelle qui leur a rendu la dignité. Mais  le contrat ne dépasse pas deux ans. A la clé, une formation, un suivi psychologique, une aide au retour à l'emploi.

Il y a quelques semaines, Sineo a lancé une gamme de produits "100% biodégradables" commercialisée chez ls plus grandes enseignes ( Norauto, Auchan, Midas). MAis au delà de l'aspect marketing, il y a l'écologie...
Après des mois de recherche, Olivier DESURMONT a déniché un maboratoire vosgien, spécialisé dans la chimie verte et végétale, capable de produire un liquide "cent pour cent dégradable sur cent pour cent du produit", explique-t-il.
Coût du financement de la recherche et du développement : 200 000 €. Un investissement qui a finalement valu à Sineo d'être élue "entreprise de l'année 2007" par le ministère de l'Economie, du Développement et de l'Aménagement durables (MEDAD°.
En outre, les produits récemment commercialisés en grandes surfaces sont les premiers produits de lavage de véhicules à être "écolabellisés", une reconnaissance symbolisée sur l'emballage par une petite fleur entourée de l'euro et des petites étoiles européennes.
Tous ls renseignements sur le site : www.sineo.fr

Source : La Voix du Nord - 6 mais 2008