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Salarié, Christophe fait oublier son statut de travailleur handicapé. Version imprimable Suggérer par mail

Depuis trois ans, Christophe SCHERPEREEL travaille au Palais des métiers à Croix. Travailleur handicapé, il a été embauché par l’intermédiaire d’un service créé par les Papillons blancs afin d’intégrer les personnes handicapées en milieu ordinaire.

Christophe SCHERPEREEL travailleur handicapé (il souffre d’une déficience mentale) commence à 10h30 tous les matins, au poste de plonge dans le service restauration du Palais de métiers. Un emploi qu’il a commencé il y a trois ans, sous l’impulsion de la plate-forme d’insertion et de formation créée en 2004 par les Papillons blancs. « Je préfère travailler en entreprise ordinaire, ça correspond mieux à mon style…, » explique Christophe. Un style qui s’est facilement adapté au reste de l’équipe. « La plonge, c’est toujours un problème, c’est un poste difficile à pourvoir dans la pérennité en général, raconte Camille MELLIN, directrice du Palais des métiers. Mais avant Christophe, on n’avait pas pensé à embaucher un travailleur handicapé ». C’est alors qu’elle concevait toutes les fiches métiers de l’entreprise et qu’elle formulait l’annonce du poste de plonge qu’elle a été contactée par l’ANPE afin de lui proposer le service des Papillons blancs. Après deux semaines d’évaluation en milieu de travail, la place de Christophe était confirmée. « Le côté rassurant pour les entreprises en général, c’est de pouvoir appeler quelqu’un s’il y a un problème », analyse Marc GODVIN, directeur de l’établissement et des services d’aides par le travail (ESAT) de Croix.

« Nous avons maintenant trois salariés handicapés. Là où ça passe quand même le mieux, c’est quand ils n’ont pas de contacts externes aux salariés, le regard du public par contre est différent. »

Le parcours de Christophe ne laisse pourtant pas indifférent sa famille ou les gens qui le rencontrent. « On me dit qu’il n’y a pas beaucoup de personnes qui le font… », raconte ce dernier.

Vingt à vingt-cinq personnes sont chaque année intégrées en milieu ordinaire par le service de Croix. Un service que l’établissement espère voir prolonger par des crédits du conseil général l’année prochaine, car les précédents crédits obtenus auprès du Fond social européen arrivent à leur terme.

 

Source : La Voix du Nord – 19 novembre