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Micro crédit social pour "revenus faibles" Version imprimable Suggérer par mail

Tourcoing est une des premières villes de la région à proposer le micro-crédit social. C'est le CCAS qui soumettra les dossiers à la Banque Postale, partenaire financier du dispositif. On attend en 2008 une cinquantaine de demandes qui porteraient sur 300 à 3 000 €.

De 300 à 3 000 € remboursables sur 12 à 36 mois, "exceptionnellement,, la somme pourra grimper jusqu'à 5 000 €", nuance Francine BONNAUD, directrice générale du CCAS. Tout dépend du projet. Pourvu qu'il soit dans un but d'insertion professionelle ou sociale : financemenet du permis de conduire, acquisition ou réparation d'une voiture, achat de petit électroménager, frais de santé non pris en charge par le Sécu... "Le micro-crédit social s'adresse aux personnes qui ont la volonté de s'en sortir et qui sont en dehors du système bancaire traditionnel, commente l'adjointe Dominique DE CLERCQ DANEL. S'en sortir, c'est parfois conserver son logement..."
Il peut s'agir également d'une formation. "Au préalable, nous vérifierons si le demandeur ne peut pas faire valoir ses droits par ailleurs, souligne Bernadette CHATELAIN, responsable du service surendettement du CCAS. Nous ne devons pas remplacer des dispositifs déjà existants." Ainsi , pas exemple, un jeune pourra être orienté vers la mission locale. "Nous, nous prendrons plutôt en charge le petit "plus", comme l'achat d'une mobylette pour se déplacer..."
Les dossiers seront constitués avec un référent social du CCAS, à eux de définir les capacités de remboursement de l'usager. "S'il est solide, nous n'aurons plus qu'à donner notre aval", assure Bernard FEISSAT, représentant territorial nord-est de la Banque postale. C'est à dire prêter "à un taux des plus bas en ce moment, soit 4.3% garanti jusqu'au 30 juin" la somme requise.. Comme au CCAS, l'emprunteur aura pour interlocuteur un référent - bancaire cette fois - qui suivra son parcours. "En cas d'impayé, le traitement diffère d'avec un client habituel, le temps sera laissé pour une médiation avec le CCAS."
"La cible est étroite, elle concerne des gens solvables à revenus faibles", résume-t-on à la Banque postale, "des revenus un peu au dessus du Rmi, à destination des "travailleurs pauvres"", poursuit Dominique DE CLERCQ DANEL.

Source : Nord Eclair - 16 janvier 2008