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Si on vous dit chicorée, vous répondez Leroux. Et inversement. L'entreprise orchésienne fête ses 150 ans en 2008. Et met tout en oeuvre pour avoir encore de belles années devant elle.
Cent cinquante ans que Leroux s'invite chaque matin au petit déjeuner. Le leader en France de la chicorée est né à Orchies, entre Valenciennes et Lille. L'histoire commence en 1858; lorsque Jean-Baptiste LEROUX achète la manufacture Herbo Fils et Cie. Expert en sucrerie, il est de passage à Orchies lorsqu'il apprend que l'usine est à vendre. Elle produits chocolats, tapioca, moutarde et chicorée. Mais ce qui l'intéresse, c'est la machine à vapeur qui la fait fonctionner : à l'époque, il n'y en a que 3 000 en France.
Au départ, l'entreprise emploie un contremaître et six ouvriers. Elle traite moins de 100 tonnes de chicorée par an (90 000 tonnes aujourdh'ui). Mais la croissance est rapide. En 1908, Leroux emploie 150 personnes. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, l'entrerpise est déjà leader en France de la chicorée dans laquelle elle s'est spécialisée en 1871.
Les générations de Leroux se succèdent à la tête de l'entreprise. C'est en 1994 qu'un "non-Leroux" est nommé président. Il s'agit de Michel HERMAND, l'un des anciens cadres de la société. Très tôt, Leroux a cherché à fidéliser les clients sur sa marque : la feuille de lierre apparaît sur les paquets dès 1899.
Aujourd'hui, Leroux est l'une des marques les plus connues en France, avec un taux de notoriété de 86%.
Fort de son passé, le groupe doit se créer un avenir. D'autant que la chicolrée a désormais tendance à sauter le petit-déjeuner. Une nouvelle gamme sera lancée cette année, toujours à base de chicorée, l'amertume en mois. Cette nouvelle gamme, baptisée chicorée douce, sera donc lancée en mars. Avec ses arômes chocolat, vanille ou café, elle pourait conquérir 240 000 à 280 000 gourmands. D'autres projets sont en cours dans le cadre du pôle de compétitivité nutrition, santé, longévité.
L'entreprise espère aussi bien profiter de l'engouement pour les produits santé pour assurer la sienne.
Source : La Voix du Nord - 1er févier 2008
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