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L'environnement sera-t-il l'avenir du Nord-Pas-de-Calais ? Version imprimable Suggérer par mail

Etonnante question pour la région la plus polluée de France. Ressources éépuisés, sols dégradés, écosystèmes éreintés... Le salon Environord fermera malgré tout ses portes demain soir à Lille Grand Palais avec cette conviction que le Nord-Pas-de-Calais a lui aussi les arguments d'un rayonnement étonnant dans la protection du cadre de vie.

A début des années 2000, Jean-François CARON, élu a conseil régional, s'appuie sur le bilan environnemental de Marie-Christine BLANDIN, ancienne présidente de l'institution, pour proposer de débloquer les moyens nécessaires et faire du Nord-Pas-de-Calais la région la plus avancée en France sur le champs des dépollutions de toute nature. On créerait des marchés autant que des emplois, notamment peu qualifiés, une urgence au plan social...
Indifférence générale. En 2002, il fait naître le Cd2e pour accompagner le développement de l'un des réseaux d'écoentreprises parmi les plus denses du pays . Tirs croisés.
L'ADEME (Etat - Région) affiche une indépendance salutaire et sert d'aiguillon pour les causes environnementales, alors que le réseau consulaire commence à se mobiliser sérieusement.
La Région, pour sa part, prévoit d'insérer des clauses environnementales dans les cahiers des charges, place le développement durable politiquement correct au coeur de ses préoccupations, lance une trame vert et bleu, un plan climat, et fait feu de tout bois pour titrer sur l'une de ses plaquettes que, oui, l'environnement est bien "l'avenir du Nord-Pas-de-Calais".
Hier, Didier LEROY, dirigeant de Toyota, a expliqué que son usine est une référence industrielle mondiale au plan environnemental pour la firme. C'est à Onnaing. L'école des mines ? Experte européenne du traitement des sols, c'est à Douai. L'ISA ? Leader dans la dépollution des sols, c'est à Lille. L'ENSAM ? A la charge pour EDF de réinjecter l'électricité des énergies non renouvelables dans les réseaux. Encore à Lille. La région a quasiment inventé la filière éolienne et le tri sélectif des déchets en France, un pays qui a encore du retard pour reconnaître les performances des écotechnologies. Patience, la nature capitalistique a hooreur du vide.

500 - le nombre d'écoentreprises dans la région, pour quelque 14 000 salariés, soit davantage que l'effectif de la chimie ou du ferroviaire. Dix-huit salariés en moyenne par entreprise, 23% de cadres et 17% de techniciens supérieurs (importance de la matière grise) et 40% d'ouvriers. Plus de 60% des écoentreprises travaillent dans le domaine des déchets. En 2002, il n'y avait que 350 écoentreprises pour moins de 9 000 salariés.

Source : La Voix du Nord - 11 juin 2008

 
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