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La délibération est au menu du conseil municipal de ce soir. Sollicitée depuis 2004 par Hendryk PERSYN, le papa de la Manufacture des Flandres, la municipalité rachète les murs au prix de Domaines et se voit léguer tout le fonds, d'une valeur estimée à 222 000 euros.
Un projet était dans les cartons depuis plusieurs années. Mais si les choses se sont précipitées, c'est parce que la société Craye délocalise ses activités et quittera ses locaux du quartier de la Fraternité à la fin de l'année. Pas question de vior le musée du Jacquard fermé, ne serait-ce que quelques mois. Ce serait prendre le risque de voir cette étape écartée des circuits touristiques, ce qui hypothèquerait une réprise d'activité dans les meilleures conditions. L'étude rendue par un cabinet d'audit en 2005 parmais d'un nécessaire partenariat entre la ville et la PME pour assurer la pérennité du musée. Il n'en sera rien. Craye quittera le site sans avoir au préalable créé l'association de getion ad hoc.
La ville rachète donc le musée mais aussi le showroom à usage professionnel, d'une superficie globale de 1 200 m², pour 805 000 euros. Hendryk PENSYN a accepté l'offre à hauteur de l'estimation des Domaines, il n'a pas voulu faire de plus value sur cette opération, et le maire de Roubaix s'en félicite. Visiblement, il n'était guère animé que par le souhait de sauvegarder le musée, dont les pièces, léguées à la ville, ont fait l'objet d'un inventaire fin 2007. La donation comprend les outils et métiers à tisser qu'un bénévole faisait fonctionner pour replacer les visiteurs dans l'ambiance, mais aussi des pièces qui n'étaient pas accessibles aux visiteurs, stockées dans des réserves, ainsi que des meubles du musée et du showroom.
Actuellement, c'est une salariée de Craye qui assure l'accueil et l'animation à plein temps. A compter du 1er janvier 2009, la reprise d'aéctivité sera confiée à l'office de tourisme, moyennant une subvention de compensation de la Ville pour couvrir les frais. des frais, elle va en avoir, pour assurer l'isolement et l'autonomie du musée par rapport à ses voisins. Mais bonne nouvelle : elle pourra compter sur la fondation de Bouvery, qui a déjà promis de financer à hauteur de 150 000 euros le projet de développement. D(autres grands noms ou héritiers du textile ont aussi fait savoir qu'ils souhaitaient devenir mécènes de la Manufacture des Flandres, comme ils le sont déjà du musée La Piscine. D'ailleurs, maintenant que les deux musées sont gérés par la Ville, il y a fort à parier qu'elle invitera l'office de tourisme à imaginer un circuit les reliant. Autre axe de développement : un partenariat avec Courtrai, qui travaille également sur la mémoire dutextile.
Source : La Voix du Nord - 26 juin 2008
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