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Plan campus Grand Lille : les trois universités vont fusionner Version imprimable Suggérer par mail

Les trois universités lilloises ont déposé hier le dossier de la dernière chance pour l'opéation Campus. Objectif : décrocher 730 millions d'euros pour rénover les facs de la métropole. Le projet, jugé trop peu fédérateur, avait été retoqué en mai. Aujourdh'ui, elles annoncent leur fusion, se targuent du soutien des collectivités locales et du lobbying du monde économiqe. Quelque trois cents décideurs, réunis hier par le comité Grand Lille, ont encensé ce "levier économique de l'Eurométropole". Tous ont deux semaines pour convaincre.

L'accouchement s'est fait dans la douleur et la précipitation, mais le bébésemble promis à un bel avenir. L'enfant, c'est l'université de Lille, label unique pour les trois universités Lille I (sciences et technologies), Lille II (Driot et santé) et Lille III (letres et sciences humaines), auxquelles devrait être associée la Catho, dans des formes qui restent à définir. L'université de Lille ne verra officiellement le jour que vers 2013-2014. Mais elle existe déjà dans la tête des universitaires eux-mêmes, des collectivités locales et des entreprises. "Ce qui me paraît nouveau, c'est que les président d'université soient invités par le monde économique", remarque malicieusement Jean-Claude DUPAS, le président de Lille III, devant l'assemblée plénière du Comité Grand Lille.
C'était impensable il y a six mois alors que les université sortaient d'un blocage difficile contre la loi LRU, considérée comme une porte trop ouverte au monde économique.
"Messieurs les universitaires, nous avons besoin de vous dans la société, pour participer à la compétitivité du Nord-Pas-de-Calais", se gargarise Jean-François DUTILLEUL, président du Comité Grand Lille, qui rassemble de gratin des décideurs. "Et même pour inscrire ce projet dans l'Europétropole, avec des partenariats en Belgique".
Cette love story affichée pourrait permettre à la région de décrocher, cette fois-ci, la manne de l'opération Campus. Car, présenté une première gois le 28 mai, le projet métropolitain a été retoqué. La commission ministérielle a estimé qu'il y manquait l'implication des acteurs régionaux.
Massage de Valérie PECRESSE : les collectivités locales et les entreprises doivent se mouiller, via un partenariat public-privé. Les six projets qui ont déjà été choisis avaient une longueur d'avance en matière de synergie.
Reste quatre à distinguer parmi les sept projets retenus. Les décideurs régionaux ont bien intégré leur mission de lobbying. Il est vrai que la rénovation des bâtiments désuets de Lille ou de Villeneuved'Ascq contenterait le BTP. En même temps, les collectivités locales ont décidé de mettre la main au portefeuille. C'est ce qu'attend sans dout l'Etat pour débloquer les fonds du plan Campus. Aucun chiffre n'a pour l'instat été confirmé, mais "la communiauté urbaine de Lille, la Région devraient mettre 0.50 euro au pot là où l'Etat met 1 euro", dévoile une source proche du dossier.
La mobilisaton va aller cressendo jusqu'au 11 juillet. Et si le campus Grand Lille est à nouveau retoqué ? "Quoi qu'il arrive, il s'est produit quelque chose et cela ne restera pas sans effet", assure-t-on à l'université.

Source : La Voix du Nord - 28 juin 2008

 
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