|
Le commerce équitable entre dans les moeurs |
|
|
|
Fini le temps où le commerce équitable n'évoquait pas grand chose aux Français. Aujourd'hui, plus d'un sur deux a le sentiment de bien savoir de quoi il s'agit. Mieux, 29% d'entre eux achètent des produits estampillés "commerce équitable" au moins une fois par mois, selon le baromètre Malongo - TNS Sofres.
A côté des pionniers que sont le café ou le chocolat, l'offre s'est élargie aux produits de beauté et aux vêtements. Et la Quinzaine du commerce équitable, qui se tient jusqu'au 11 mai, est là depuis huit ans pour les donner un coup de projecteur.
Dans l'esprit du public, ce type d'achat s'apparente davantage à un geste citoyen et vicique d'aide aux payx en développement qu'à un acte de consommation quotidienne. La connaissance et la perception positive du concpt sont plus fortes chez les cadres, les foyers à heuts revenus, les habitants de la régon parisienne mais aussi chez ceux qui s'intéressent beaucoup à la politique.
A côté, la part de sympathisants a progressé, tuot comme la proportion d'opposants, qui sont 16% à avoir une image négative de la démarche. Parmi ces derniers, une nette majorité estime que le commerce équitable, "c'est surtout du marketing et de la publicité".
Les consommateurs réclament maintenant des remères. Trois d'nter eux sur quatre demandent que l'identité du producteur et la localisation géographique figurent sur le produit.
Pour développer le commerce équitable, il reste néanmoins un certain nombre de freins à lever. L'offre est toujours perçue comme chère, en particulier par ceux qui achètent vraiment équitable. Une autre plaine porte sur la diffucilté à trouver les produits dans les magasins. Toutes les entreprsies de grande consommation ont intérêt à suivre de près ces évolutions de moeurs. Elles peuvent en effet avoir de sérieuses conséquences pour elles à moyen terme. Selon le dernier baromètre La Poste - CSA portant sur la relation des consommateurs aux marques, 56% des Français affirment avoir d'ores et déjà changé de marque au profit d'une autre bénéficiant d'un label de commerce équitable.
Source : Les Echos - 3 mai 2008
|